Le marché de l'occasion est le premier réflexe des acheteurs algériens. Mais entre une bonne affaire et un gouffre financier, la différence se joue souvent en trente minutes d'inspection. Voici la méthode.

1. Les papiers d'abord

Carte grise au nom du vendeur, pièce d'identité concordante, vignette à jour, procès-verbal de contrôle technique. Si le vendeur « vend pour un cousin », passez votre chemin.

2 à 4. Carrosserie et châssis

Inspectez en plein jour : différences de teinte entre éléments (signe de peinture récente), jeux irréguliers entre les portières, traces de soudure sous le capot ou dans le coffre. Un aimant révèle les zones masticées.

5 et 6. Moteur et niveaux

Moteur froid de préférence : un vendeur qui a fait chauffer le moteur avant votre arrivée a peut-être quelque chose à cacher. Vérifiez l'huile (couleur, niveau), le liquide de refroidissement et l'absence de fumée bleue ou blanche à l'échappement.

7. L'essai routier, non négociable

Direction, freinage, passage de toutes les vitesses, comportement en ligne droite (la voiture ne doit pas tirer d'un côté), bruits suspects. Quinze minutes minimum, ville et route.

8. La transaction en sécurité

Concluez chez un notaire ou à la daïra pour la mutation. Jamais d'acompte avant d'avoir vu le véhicule, et méfiez-vous des prix nettement sous le marché : c'est le signal d'alarme numéro un.